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Articles

Tête de Yogi

"Je vais t’écrire mon deuxième prénom aussi, sinon, les gens croient que je suis un homme". Pourtant, quand on rencontre Rocio Judith Machorro, c’est sa féminité qui saute aux yeux. Rocio nous reçoit dans son studio. Assise dans la position du lotus, ses longs cheveux noir tombant sur son dos, la professeure de yoga nous regarde au fond des yeux, toujours avec bienveillance. Une bienveillance qui ne la quitte pas lorsque débute son cours de yoga. "J’ai des besoins très particuliers et c’est que je cherche chez mes élèves. C’est très important, car les besoins individuels sont souvent négligés dans notre société, mais je crois qu’il est possible de les exprimer en groupe". C’est pour ça que chacun de ses cours est différent. "Pendant ma première année d’enseignement, en 2002, j’ai enseigné le Ashtanga yoga à la lettre, mais j’ai réalisé que ça me rendais malheureuse. Depuis, je sors du cours classique, je me suis réconciliée avec ma nature rebelle". Têtue...

Sauvez la planète, sauvez les femmes

 Le Fonds des Nations Unies pour la population a rendu, le 18 novembre dernier, son rapport sur l'état de la population en 2009. Ce rapport arrive à la conclusion suivante: désormais pour réussir, les accords internationaux concernant le climat devront nécessairement prendre en compte la dynamique de la population humaine. En d'autres termes, les émissions de gaz à effets de serre ne concernent pas que les grosses industries polluantes régulièrement montrées du doigt, mais bien chaque être humain qui se déplace, achète, mange et ...se reproduit. " Le ralentissement de la croissance démographique aiderait à rendre les sociétés capables de résister aux impacts des changements climatiques, apprend-on dans le rapport, et contribuerait à une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’avenir". Cette dimension humaine doit être prise en compte d'autant plus sérieusement qu'elle ne se trouve pas qu'en amont du problème "effet de serre" mais a...

Tête de croisé

Il présente bien Michel Lizotte. Costume bleu, cravate assortie, chiffres et statistiques choisis, il se présente comme un « journaliste, auteur ». Mais quand il commence à parler de son expérience « d’animateur d’une session de formation adressée à des parents » , ça se gâte. Rien qu’à l’intitulé de cette « formation » , il y a de quoi sauter de sa chaise (ou vomir son petit-déjeuner, déjeuner, et dîner de la veille) : « Aider mon enfant à développer son potentiel hétérosexuel » . Développer son potentiel hétérosexuel. Pour donner du poids à sa « thèse » , Michel Lizotte explique qu’il a un Bac en journalisme, qu’il a obtenu ses diplômes au Québec, et qu’il est donc un vrai journaliste, « garde-fou » dans une société qui refuse de parler « de la réalité des ex-gais » . Car d’après Lizotte, « l’orientation sexuelle peut être changée avec un taux de succès assez significatif chez les personnes motivées » . Et de comparer ce taux de réussite avec l’arrêt du tabac ou l’arrêt de l’alcoo...